Festival sons d’hiver

Ce jeudi 30 janvier retrouvez John Medeski pour un solo de piano.


Et Jamie Branch pour une présentation de l’album musical « Fly or Die II : Bird dogs of Paradise »


Tarifs : 22€ (Tarif Plein) / 17€ (Tarif Réduit) / 15€ (Abonné Sons d’hiver)


Plus d’infos  : 01 41 79 17 20


Infos pratiques

  • 82 Rue Marcel Bourdarias - Parvis des Arts, 94140 Alfortville, France 30 janvier 2020
  • 20h30 - POC

  • Secteur 3
  • Payant
  • Pour tous
  • Concert
  • Musique/chanson

Retrouvez l’étape alfortvillaise du 29 ème édition du festival sons d’hiver.


Durant 3 semaines, des concerts, Tambours-Conférences et une master classe sont organisés dans différentes salles du Val-de-Marne avec quelques incursions à Paris.


Nous aurons le plaisir d’accueillir le jeudi 30 janvier à 20h30 au POC d’Alfortville, salle partenaire, le pianiste John Medeski en solo.


En 2 ème partie, une des jeunes représentantes de la scène bouillonnante de Chicago, la trompettiste, chanteuse Jaimie Branch pour nous présenter « Fly or Die II : Bird dogs of Paradise ».


Et voici John. Sans Billy ni Chris. Medeski hors de la trinité explosive consacrée avec Martin & Wood.


Bref, voici John Medeski en solo, sans trio mais avec piano.


Aussi à l’aise au clavier d’un Steinway que devant un orgue Hammond, Medeski sait composer avec le funk vintage comme avec l’avant-jazz et le post-rock.


On le vérifiera sans peine à plonger dans les 24 albums de Medeski, Martin & Wood, sortis entre 1992 et 2018 et dont « Combustication » et « Uninvisible » (Blue Note en 1998 et 2002) figurent déjà dans la liste des pierres angulaires du jazz contemporain.


Le trio n’est pas en reste pour bousculer les limites de son propre répertoire, invitant John Scofield en studio, enregistrant le volume 11 du « Book Of Angels » pour John Zorn
Tzadik, 2008) ou allant fricoter avec le rock en compagnie de KD Lang, Natalie Merchant, Phish ou encore d’Iggy Pop sur I Felt The Luxury (1999).


L’aisance d’improvisation, de combinaison des structures contemporaines et du groove de John
Medeski, il faut aussi savoir l’envisager en solo.


Formé au classique, John Medeski a grandi à Fort Lauderdale, en Floride.


Adolescent, il jouera au même endroit avec Jaco Pastorius.


Il intègre ensuite le New England Conservatory de Boston, lieu incontournable dans la
formation de nombreux jazzmen états-uniens.


Très demandé, on aura pu croiser le pianiste fourbir ses armes rythmiques et interroger ses théories harmoniques toujours en progression aux côtés de Don Was, de Susana Baca, de Sean Lennon, de Marc Ribot, des Blind Boys de l’Alabama et du Dirty Dozen Brass Band parmi bien d’autres.


On aura pu l’entendre sur les duos gravés avec André Jaume (1996) ou Scott Harding, sur les enregistrements de combos comme Sex Mob ou Mad Skillet (2018). John Medeski sort son
premier disque en solo, « A Different Time » (Okeh Records), en 2013.

Certains motards foncent tête baissée, une belle gueule au vent et un patch dans le dos martelant un "ride or die" à qui voudra le lire.

Jaimie Branch, trompettiste free très tranchante, chicagoanne devenue new yorkaise, apôtre de l’underground façon hip hop, a remplacé le Ride par un ‘Fly’ recueilli d’une devise martelée par son père. De chevauchée de haute volée, il en est visiblement question dans Fly Or Die, combo élastique menée par le pavillon de dame Branch, dont le tout nouvel opus sort en octobre 2019.


Mais pas de chevauchées fantastiques. Deux chevauchées magnétiques, plutôt.


Et avec les deux ailes collées aux pistons. Sautillant sans façon sur la rivalité légendaire entre New York et Chicago, s’installant à son aise dans cette écurie prolifique qu’est le label International Anthem, super Jaimie irrigue de ses stridences une scène actuelle décidée à reprendre sa part dans la création d’un jazz libre et carrément frondeur.


On a vu sa trompette dans le magnifique duo electro Anteloper, on a vu son cuivre briller dans le dernier album de James Brandon Lewis, "An UnRuly Manifesto" (Relative Pitch Records).


Après avoir essuyé les plâtres d’une formation à géométrie variable en live sur les plateaux new-yorkais, après avoir livré une première galette maîtrisée de l’alpha à l’oméga, la dame de cuivre et son souffle-tempête embarquent avec elle une grosse demi-douzaine de comparses tels que Chad Taylor, Ben La Mar Gay ou Tomeka Reid et réduit le tout à un quartet taillé pour le live : Branch, Taylor, Lester St. Louis et Jason Ajemian.


L’écriture, d’une impatience et d’une précision confondante, devrait pouvoir laisser entendre les nouvelles ressources découvertes sur le deuxième album : hypnose à plaisir, original hip hop style, lyrisme de crieur de rue, imprécations venues du bayou 2018, pleines de growl et de blues rageur jusque dans ce chant viscéral : « It’s a love song / for assholes
and clowns ».


Reste encore à choisir son camp.



Retrouvez les dates du festival qui se déroulera du 17 janvier au 8 février 2020.