[MuseInSitu] │Conférence : Euridice Zaituna Kala « Pour celleuxs qui n’ont pas de langage mais des sons »
Cycle Reflexio
La Muse en Circuit

Une conférence pour penser le son comme mémoire et comme archive sensible.


Euridice Zaituna Kala explore le son voix, eau, corps pour faire émerger des récits et des langues oubliés, et donner une présence aux histoires effacées.


Dans le cadre de [MuseInSitu] - Entrée gratuite sur réservation


Infos pratiques

  • Samedi 19 mars 2026
  • À 19h - 18 rue Marcelin Berthelot - La Muse en Circuit

  • Concert
  • Saison culturelle 2025-2026
  • Musique/chanson
  • Entrée libre sur réservation

Conférence : Euridice Zaituna Kala « Pour celleuxs qui n’ont pas de langage mais des sons »



Le son est un medium central et méthodologique dans la pratique artistique d’Euridice Zaituna Kala, agissant comme un outil essentiel pour une archéologie affective et la réparation mémorielle. Plutôt qu’un simple accompagnement, le son est utilisé pour créer des archives vivantes et sensibles qui pallient les silences et les lacunes des archives visuelles et écrites.

Chaque saison, La Muse en Circuit organise deux conférences dans le cadre du cycle Reflexio, en partenariat avec Instants Chavirés, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’université Paris 8.


L’artiste élabore des bandes sonores à partir d’éléments comme l’eau, la voix, le corps humain, pour cartographier des histoires. Dans ses expositions et performances, le son rend sensibles les récits et les langues oubliés, et confère une présence tangible aux corps et aux communautés effacées, transformant le public en auditeur actif.


À propos de Euridice Zaituna Kala

Née à Maputo (Mozambique) en 1987, Euridice Zaituna Kala vit et travaille à Maisons-Alfort.

Son travail porte sur les métamorphoses culturelles, l’adaptation et la manipulation de l’histoire. L’artiste puise dans les archives iconographiques pour révéler leurs subjectivités, ainsi que celles qu’elles ont rendues invisibles.
Elle questionne l’appropriation des corps noirs à travers leur représentation dans les archives ; mais plutôt que de s’emparer de leur histoire, elle tente de réaffirmer leur existence.
Son approche est basée sur une recherche adoptant de multiples formes : performances, installations, photographies, textes, sculptures/paysages, vidéos, œuvres sonores, films…

Elle est artiste-enseignante à l’École des Beaux-Arts de Nantes depuis 2022, et est la fondatrice et co-organisatrice de l’e.a.s.t. (Ephemeral Archival Station), un laboratoire et une plateforme pour des projets de recherche artistique créé en 2017.



Entrée gratuite sur réservation.